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Les Lefèvre / Lefebure / Lefebvre
Les Lefebvre du Québec viennent de France. Là-bas, le patronyme initial était « Lefèvre ». D'après Jean-Louis Beaucarnot (LES NOMS DE FAMILLE ET LEURS SECRETS), le nom « Lefèvre » est issu du forgeron médiéval appelé autrefois « fèvre », tirant son origine de la particule « fer ». Entre autres, il s'apparente avec « orfèvre ». Dépendamment des régions de la France où il était présent, le patronyme Lefebvre connut plusieurs mutations, dont la suppression de l'accent grave et l'addition d'un « b ». Dans le vieux-français de jadis, la calligraphie du « u » se confondait à celle du « v ». Ainsi, « Lefebure » devint l'orthographe utilisée dans certaines localités françaises. Au 18e siècle, une nette distinction s'établit en Nouvelle-France entre l'écriture et la prononciation du « u » et du « v ». Évidemment, cette différentiation eut un impact sur le patronyme Lefebvre : elle rétablit la forme initiale de « Lefèvre ». Toutefois, le «b» persista et l'accent grave sauta. On conserva alors une incongruité à son orthographe, et tous s'accommodent aujourd'hui de l'orthographe « Lefebvre » qui sera celle utilisée dans le présent texte, facilitant ainsi sa lecture.
Dans le but de se démarquer de ceux qui portaient le même nom qu'eux certains fils de Pierre Lefebvre adoptèrent un « nom-dit », c'est-à-dire un second nom de famille ajouté à la suite du premier, entrecoupé du mot « dit ». Ainsi Jacques additionna le nom-dit « Desilets » au patronyme Lefebvre, Ange ajouta celui de « Descoteaux », Ignace prit le nom-dit « Bellisle » et Michel adopta « La Cyseraie ». J'élaborerai sur ces noms-dits à la génération 2.
La provenance de Pierre Lefebvre
La provenance de Pierre Lefebvre est indiquée dans le contrat de mariage de sa fille Catherine. Il est spécifié à la fin de la seconde page que Pierre Lefebvre est le fils d'un autre Pierre Lefebvre, et qu'il est natif de la paroisse de Sceaux, en France (près de Paris. Des historiens d'ici (notamment Michel Langlois et Jacques Saintonge) stipulent que la mère de Pierre serait Jeanne Cutiloup. Cependant, la source de leur référence est toujours omise.
Dans le registre d'état civil de la ville de Sceaux, nous ne retrouvons que les actes d'un seul Pierre Lefebvre vivant à Sceaux au début du 17e siècle. D'après ma lecture personnelle de ces documents, son épouse se nomme plutôt Jeanne Petitpont, et par déduction, ce sont les parents de Pierre Lefebvre fils, qui vécut à Trois-Rivières. Nous avons pu retracer le mariage de Pierre Lefebvre père et Jeanne Petitpont, célébré en 1616 (possiblement en février) à l'église catholique Saint-Jean-Baptiste de Sceaux. Sur la copie de l'enregistrement qui suit une flèche a été ajoutée par nous, afin d'indiquer ce mariage. Les Lefèvre / Lefebure / Lefebvre
Les Lefebvre du Québec viennent de France. Là-bas, le patronyme initial était « Lefèvre ». D'après Jean-Louis Beaucarnot (LES NOMS DE FAMILLE ET LEURS SECRETS), le nom « Lefèvre » est issu du forgeron médiéval appelé autrefois « fèvre », tirant son origine de la particule « fer ». Entre autres, il s'apparente avec « orfèvre ». Dépendamment des régions de la France où il était présent, le patronyme Lefebvre connut plusieurs mutations, dont la suppression de l'accent grave et l'addition d'un « b ». Dans le vieux-français de jadis, la calligraphie du « u » se confondait à celle du « v ». Ainsi, « Lefebure » devint l'orthographe utilisée dans certaines localités françaises. Au 18e siècle, une nette distinction s'établit en Nouvelle-France entre l'écriture et la prononciation du « u » et du « v ». Évidemment, cette différentiation eut un impact sur le patronyme Lefebvre : elle rétablit la forme initiale de « Lefèvre ». Toutefois, le «b» persista et l'accent grave sauta. On conserva alors une incongruité à son orthographe, et tous s'accommodent aujourd'hui de l'orthographe « Lefebvre » qui sera celle utilisée dans le présent texte, facilitant ainsi sa lecture.
Dans le but de se démarquer de ceux qui portaient le même nom qu'eux certains fils de Pierre Lefebvre adoptèrent un « nom-dit », c'est-à-dire un second nom de famille ajouté à la suite du premier, entrecoupé du mot « dit ». Ainsi Jacques additionna le nom-dit « Desilets » au patronyme Lefebvre, Ange ajouta celui de « Descoteaux », Ignace prit le nom-dit « Bellisle » et Michel adopta « La Cyseraie ». J'élaborerai sur ces noms-dits à la génération 2.
La provenance de Pierre Lefebvre
La provenance de Pierre Lefebvre est indiquée dans le contrat de mariage de sa fille Catherine. Il est spécifié à la fin de la seconde page que Pierre Lefebvre est le fils d'un autre Pierre Lefebvre, et qu'il est natif de la paroisse de Sceaux, en France (près de Paris. Des historiens d'ici (notamment Michel Langlois et Jacques Saintonge) stipulent que la mère de Pierre serait Jeanne Cutiloup. Cependant, la source de leur référence est toujours omise.
Dans le registre d'état civil de la ville de Sceaux, nous ne retrouvons que les actes d'un seul Pierre Lefebvre vivant à Sceaux au début du 17e siècle. D'après ma lecture personnelle de ces documents, son épouse se nomme plutôt Jeanne Petitpont, et par déduction, ce sont les parents de Pierre Lefebvre fils, qui vécut à Trois-Rivières. Nous avons pu retracer le mariage de Pierre Lefebvre père et Jeanne Petitpont, célébré en 1616 (possiblement en février) à l'église catholique Saint-Jean-Baptiste de Sceaux. Sur la copie de l'enregistrement qui suit une flèche a été ajoutée par nous, afin d'indiquer ce mariage. Juste au-dessus, on peut voir également l'enregistrement du mariage de Jean Lefebvre, vraisemblablement un parent de Pierre Lefebvre père.
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Des baptêmes d'enfants Lefebvre sont répertoriés dans ce registre : Jean (baptisé le 19 novembre 1629, enfant de Pierre Lefebvre père, le nom de la mère est illisible), Michel (baptisé le 23 mars 1620, fils de Pierre Lefebvre et Jeanne Petitpont) et Antonin (baptisé le 6 avril 1634, fils de Pierre Lefebvre et Jeanne Petitpont). Ils seraient les frères de Pierre Lefebvre fils. Malheureusement, le registre des baptêmes de Sceaux est incomplet : les années 1615 à 617 inclusivement sont manquantes et elles correspondent à la période de naissance du fils Pierre (l'ancêtre des Lefebvre/Lemerise de la Nouvelle-France). Comme ses parents se sont mariés en 1616, nous pouvons déduire que Pierre est né à la fin de l'année 1616 ou en 1617, et qu'il était l'ainé des enfants de cette famille qui comportait au moins quatre fils. En 1635, alors qu'il n'a que 18 ans, Pierre doit faire dans le deuil de son père. Six ans plus tard, il quitte définitivement Sceaux et s'embarquera pour l'Amérique.